Histoire de Trélou

                  
                           Trélou sur Marne, comme de nombreux villages de France, possède une longue histoire qui a fait évoluer ce hameau et le rendre tel qu’il est aujourd’hui.
                    Son évolution est surtout marquée par l’accroissement du nombre d’habitants et l’évolution qui en découle des infrastructures communales. C’est pourtant un hameau qui aurait démarré avec trois chaumières...
.  L’étymologie de Tréloup viendrait, d’après M. Melleville (Dictionnaire historique du département de l’Aisne), de tre lodive (les trois cabanes).
                   Ceci indiquerait selon lui, qu’il s’est formé un village autour de trois chaumières qui, à l’origine, s’élevaient seules sur cet emplacement.
                   D’après les documents authentiques, voici les différents noms que la commune a porté avec l’orthographe exacte :
- 1020 : Tresloc (d’après des Comptes de Champagne et de Brie, pat Lognon)
- 1110 : Treslure (Cartulaire de l’Abbaye de Saint-Jean-des-Vignes de Soissons. Bibliothèque Nationale)
- 1114 : Tresluro (d’après Lognon), Adam de Tresluro.
- 1122 : Trelloc (d’après Lognon), Girard de Trelloc.
- 1150 : Treslou (d’après Lognon), Beaudouin de Treslou et Beaudouin de Treslou père.
- 1153 : Trelodium (Bibliothèque Nationale manuscrit de 1195)
- 1269 : Trellouc (Cartulaire de l’Abbaye de Saint-Jean-des-Vignes de Soissons)
- 1278 : Trelludio (Cartulaire de l’Abbaye de Saint-Jean-des-Vignes de Soissons) Ecclesia parrochiali de Trelludio.
- 1321 : Treslou (d’après Lognon), Guis de Treslou
- 1558 : Treloud (Comptes de l’Hotel-Dieu de Soissons)
- 1572 : Trelou (Registre des baptêmes de Trelou)
- 1760 : Treloup (Registre de l’Etat civil de Treloup)
- 1966 : Treloup devient Trélou... sur Marne
                                        
                   Tréloup, ce dernier nom, est remplacé le 6 Mai 1966 par Trélou sur Marne ce qui met ainsi fin à des erreurs administratives avec un autre village portant le même nom (18300)
                   Certaines indications routières, cartes et même des édifices en conservent encore la mémoire...
                    La commune de Trélou sur Marne est composée de trois hameaux, Chassins, Courcelles, l’Erolle et la Ferme d’Avize. Elle est entourée par trois côteaux (Côte des Grèves, Côte de Chassins et Côte du Saule Prêtre) qui sont exploités par les nombreux vignerons de Trélou et de la région.
                    L’Eglise est située dans la rue principale du village en venant de Chassins et Dormans et mérite d’être regardée de plus près.

                 Elle est dédiée à Saint Médard et est classée aux Monuments Historiques grâce à son portail occidental (portes massives sculptées) récemment restauré qui présente un tympan sculpté datant du XVIème siècle et ses vantaux d’origine représentant des scènes de chasse (Saint Hubert entouré de ses attributs mystiques) et une vierge.                 

 

 

    

              

Statuette de Sainte Marthe et la Tarasque du 16ème siècle Classée aux Monuments historiques le 24/12/1912

Elle fut construite aux 12ème et 13ème siècles et appartient à la première génération du gothique.
Elle est composée d’une nef et deux bas côtés, d’un transept dont le croisillon sud aboutit, à l’est sur une vaste chapelle et d’un chœur. Le clocher construit à l’époque primitive s’élève au dessus de la croisée du transept.
 
                          
          
                       Les fonts baptismaux sont de l’époque renaissance.
                    Nous sommes au pied des vignes de Champagne et les vignerons viennent y célébrer la Saint-Vincent.
Très proche de DORMANS (dans la Marne), c’est la seule église de Picardie, appartenant à la paroisse Saint-Hildegrin ( http://www.paroisse-st-hildegrin.cef.fr/notreparoisse/ind... ) dépendant du diocèse de Châlons en Champagne.
                   Comme beaucoup d’églises, elle est fermée pour éviter les dégradations et les vols. Pour visiter, s’adresser en mairie.

 Construction de la Mairie actuelle...                  

                 Des recherches relatives à cette histoire ont été effectuées par Messieurs BARBIER et BOUCHARD, anciens instituteurs de Trélou, dans les fonds d’archives départementales et nationales notamment. La monographie qui suit et concernant la construction de l’école a été publiée dans le bulletin de la société géographique de l’Aisne en 1910.

(les formulations et l’orthographe sont maintenus tels qu’ils figurent dans le texte de 1910).

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 "L’enseignement primaire seul est donné dans la commune et par des laïques. Le groupe scolaire actuel date de 1865. Il est bâti proche de la route numéro 22 de Fère en Tardenois à Dormans. C’est une des plus belles constructions du genre. Elle comprend le rez-de-chaussée et un étage. Sur la façade, se trouvent l’école de garçons, à droite, qui compte deux classes, celle des filles, à gauche, qui en compte deux aussi ; elles sont toutes aux extrémités.

 L’entrée de l’école maternelle et celle des deux classes de filles est commune. Des portes s’ouvrent sur un très large vestibule donnant accès dans les deux classes de filles et dans l’école maternelle. L’école maternelle est en arrière et forme aile, mais sans étage. Tous ces bâtiments offrent un développement de près de 60 mètres de longueur dont 32 pour la façade. La largeur de la partie principale est de 14 mètres intérieurement, celle de l’école maternelle est un peu moindre.

Cette construction a coûté plus de 100 000 Francs.

 treloup-mairie-lo.jpg

Le nombre maximum des élèves fréquentant les classes de garçons, celles des filles et la salle d’asile (école marternelle) est de 300, soit une moyenne de 100 enfants par école. Jusqu’en 1852, la commune ne possédait qu’une école mixte construite de vieille date et comptant environ 150 élèves. Elle était dirigée par un instituteur laïque payé de la manière que tout le monde se rappelle encore (argent, pain, vin, pommes de terre, etc...) jusqu’à ce que la loi du 15 mars 1850 ait été appliquée.

Vers la fin de 1852, une institutrice libre, Madame BOURQ, fût autorisée à ouvrir une école libre de filles, et à partir de ce moment, l’instituteur n’eût plus que des garçons.

C’est par la demande des habitants et par délibération du conseil municipal en date du 20 octobre et du 19 novembre 1854 qu’une école tenue par des religieuses a été créée à Tréloup.

 

treloup-mairie-ecoles-et-asile.jpg

Vers la fin de 1854, des religieuses de la congrégation Notre Dame de Bons Secours de Charly vinrent s’y établir. Elles eurent alors un traitement de 300 Francs fait par la commune et la rétribution scolaire. L’école qu’elles dirigeaient à deux fût louée du 11 novembre 1854 au 11 novembre 1863 moyennant une somme annuelle de 250 Francs. Elles restèrent toutefois dans cette maison (maintenant à M. LEGRAND, ancien maire) jusqu’en 1866, époque à laquelle elles entrèrent dans l’école actuelle construite en 1865. Elles furent au nombre de trois à partir de 1869, c’est-à-dire depuis que la salle d’asile, construite aussi en 1865, commença a être ouverte. Elles restèrent dans la commune jusqu’en 1880 et furent alors remplacées par des institutrices laïques et par une directrice laïque pour tenir l’école maternelle (alors salle d’asile)."

 

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